CGTN : 75e anniversaire de la libération du Xizang : le développement et la culture créent un « miracle sur Terre ».

cgtn-:-75e-anniversaire-de-la-liberation-du-xizang-:-le-developpement-et-la-culture-creent-un-«-miracle-sur-terre-».
CGTN : 75e anniversaire de la libération du Xizang : le développement et la culture créent un « miracle sur Terre ».

, /PRNewswire/ — Cette année marque le 75e anniversaire de la libération pacifique du Xizang. Liang Junyan, chercheuse à l’Institut d’études historiques du Centre de recherche tibétologique de Chine, a étudié l’histoire et la culture du Xizang pendant deux décennies et nous fait part de la transformation de cette terre avec son point de vue.

National Highway 219 beside Lake Peiku in Shigatse, Xizang Autonomous Region in southwest China, January 3, 2026. /Xinhua

National Highway 219 beside Lake Peiku in Shigatse, Xizang Autonomous Region in southwest China, January 3, 2026. /Xinhua

Lors de son premier voyage au Xizang, à l’été 2007, la route entre l’aéroport et la ville était longue et cahoteuse. Les maisons le long du chemin étaient basses et délabrées. Près de 20 ans plus tard, elle constate que des changements considérables se sont produits.

Un miracle de développement en 75 ans qui s’étend sur plusieurs millénaires

Depuis sa libération pacifique et sa réforme démocratique, le visage du Plateau enneigé s’est profondément transformé. Le PIB du Xizang est passé de 327 millions de yuans (47,87 millions de dollars) en 1965 à 303,2 milliards de yuans (44,39 milliards de dollars) en 2025. La pauvreté absolue a été éradiquée, l’espérance de vie moyenne a atteint 72,5 ans et la province du Xizang a été l’une des premières en Chine à mettre en place 15 années d’éducation financée par l’État.

Derrière les chiffres économiques se cachent des améliorations tangibles dans la vie quotidienne. Le réseau routier total de la région dépasse les 120 000 kilomètres, et le réseau de voies rapides « Cinq villes, trois heures », centré sur Lhassa, la capitale régionale, qui permet des déplacements rapides en trois heures entre les principaux centres économiques, est désormais entièrement connecté.

Préservation culturelle : Plus qu’une simple « préservation du passé »

La culture traditionnelle du Xizang fait désormais l’objet d’une protection systématique. L’épopée du roi Gesar, l’opéra tibétain et le bain médicinal Lum de Sowa Rigpa ont été inscrits sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Entre 2012 et 2024, les fonds des gouvernements central et régional pour la protection du patrimoine culturel immatériel se sont élevés à 473 millions de yuans (69,25 millions de dollars).

L’apprentissage et l’utilisation de la langue tibétaine ont atteint des niveaux sans précédent. Toutes les écoles primaires et secondaires proposent des cours en chinois standard et en tibétain. Les médias en langue tibétaine s’étendent désormais à de multiples plateformes.

Le développement comme source de préservation : une interaction positive entre l’économie et la culture

D’aucuns estiment que le charme du Xizang réside précisément dans sa condition « prémoderne » : simple, pieuse et éloignée de la civilisation industrielle. Selon cette logique, la construction de routes, la mise en place de réseaux électriques et la promotion de l’éducation moderne deviennent des menaces pour la culture traditionnelle. Ce point de vue ne tient pas compte d’un fait fondamental : la préservation culturelle sans sécurité matérielle est fragile.

Un vieux peintre de thangka a dit un jour à Liang que le principal obstacle à l’embauche d’apprentis n’était pas le talent, mais le fait que les familles privilégiaient l’élevage pour obtenir un revenu immédiat plutôt qu’un apprentissage qui durait de trois à cinq ans. Ce n’est qu’avec l’amélioration des infrastructures, des services publics et des revenus disponibles que la préservation culturelle devient viable.

Dans le même temps, le développement économique ne garantit pas à lui seul la prospérité culturelle. Le financement soutenu du gouvernement – comme les 473 millions de yuans (69,25 millions de dollars) alloués au patrimoine culturel immatériel, aux bâtiments scolaires modernes sur le plateau, aux autoroutes reliant les zones urbaines et rurales – montre comment les gains économiques sont réinjectés dans la culture.

S’appuyant sur plus de deux décennies d’observation, Liang constate que le Xizang d’aujourd’hui a atteint un niveau de développement entièrement nouveau et elle souligne que sa dynamique repose sur une logique de gouvernance nationale claire : la vision de la communauté nationale chinoise, qui consite à « renforcer les points communs tout en respectant et en embrassant les différences », est intégrée à chaque projet d’infrastructure, à chaque effort de documentation du patrimoine culturel immatériel et à chaque plan de protection écologique. Le développement économique constitue la base matérielle pour la préservation culturelle, et la préservation culturelle confère au développement économique une cohésion spirituelle. Les deux n’ont jamais été opposés ; au contraire, ensemble, ils ont permis de réaliser ce qu’il convient d’appeler « un miracle sur le Plateau enneigé ».

https://news.cgtn.com/news/2026-05-23/Xizang-at-75-Development-and-culture-create-a-miracle-on-Earth–1Nfwi0ShDKE/p.html

Photo – https://mma.prnewswire.com/media/2986646/image1.jpg